Régénération chez la salamandre : un secret biochimique a été découvert

Régénération chez la salamandre : un secret biochimique a été découvert

 

Les chercheurs s'acharnent à percer les secrets de la régénération des membres chez la salamandre, dont les capacités en la matière sont exceptionnelles pour un vertébré. Dernier rebondissement en date : un mécanisme biochimique qui permet aux cellules des muscles de reprendre leurs divisions.

Par Marie-Céline Jacquier, Futura-Sciences

Contrairement à la plupart des vertébrés, la salamandre peut régénérer des structures anatomiques complexes, comme un membre ou d'autres parties de son corps. Comment fait-elle ? Les humains aimeraient bien savoir... © Traumrune, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0Contrairement à la plupart des vertébrés, la salamandre peut régénérer des structures anatomiques complexes, comme un membre ou d'autres parties de son corps. Comment fait-elle ? Les humains aimeraient bien savoir... © Traumrune, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

Régénérer un membre, ce n’est pas possible chez les mammifères, comme chez la plupart desvertébrés. Mais chez la salamandre oui ! Cet amphibien le fait même très bien, capable qu'il est de fabriquer aussi la queue, un œil ou le museau. Depuis très longtemps, les scientifiques tentent de comprendre ce secret de la salamandre, ou celui du poisson-zèbre, parce que la réponse est scientifiquement intéressante mais aussi, bien sûr, parce que l'on peut espérer en tirer parti pour imaginer un jour des traitements médicaux pour des membres lésés. Il y a à peine plus d'un an, une équipe australienne montrait le rôle des macrophages, des cellules du système immunitaire.

Mais la salamandre a visiblement plus d'un tour dans son sac et un pas de plus vient d'être franchi dans cette quête de son secret : dans Stem Cell Reports, des chercheurs de l’University College London décrivent un mécanisme biochimique particulier, qui concerne les muscles et met en jeu une voie de signalisation appelée ERK.

Chez les vertébrés, les cellules musculaires se forment par fusion de cellules en myotubes qui comptent plusieurs noyaux. La cellule différenciée est alors bloquée dans son cycle et ne peut plus se diviser. Pourtant, les myotubes de la salamandre peuvent, eux, redémarrer un cycle cellulaire… Comment est-ce possible ?

La voie ERK (Extracellular signal-Regulated Kinase) représente une famille de protéines kinases dites MAPK (Mitogen-Activated Protein Kinases), qui joue un rôle important dans la progression du cycle cellulaire. Grâce à cette voie ERK, des protéines de la surface de la cellule peuvent transmettre un signal au noyau. Or, chez les mammifères, l’activation de la voie ERK stimule la prolifération cellulaire, d’où l’idée qu’elle puisse intervenir dans la régénération de la salamandre.

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Commentaires : 1
  • #1

    Dr Assandé (mercredi, 04 février 2015 06:03)

    Cela paraît intéressant, mais il faut chercher l'information au niveau des télomères de l'ADN des cellules en myotubes.

Mickael Fauque Guérisseur magnétiseur énergéticien, sourcier, géobiologue diplômé de la fédération francçaise de géobiologie et de l'école de géobiologie "l'atelier feng shui"
Mickael Fauque Guérisseur magnétiseur énergéticien, sourcier, géobiologue diplômé de la fédération francçaise de géobiologie et de l'école de géobiologie "l'atelier feng shui"

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