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A 40 pieds sous la surface du lac Michigan dans la région du Grand Traverse Bay, une équipe chargée d'enquêter sur les épaves a découvert une formation rocheuse inédite qui repose sur le fond sablonneux du lac. En apparence les pierres semblent être d'origine naturelle mais la possibilité qu'elles soient l'œuvre des natifs américains a piqué la curiosité des archéologues. La découverte s'est produite  lors d'une mission de surveillance effectuée par Mark Holley spécialiste en archéologie sous-marine. C'est un bloggeur qui après avoir relevé l'article dans une publication scientifique spécialisée en archéologie, a relancé le débat en qualifiant la structure de "Stonehenge sous-marin". Plusieurs interprétations circulent à propos des pierres, il pourrait s'agir des signes de la formation d'un glacier ou d'une ancienne ligne côtière mais leur configuration géométrique y laisse voir la main de l'homme. En effet le site actuellement sous les eaux était il y a 9 000 ans une toundra où vivaient humains et animaux. On peut alors penser aux vestiges d'un site religieux, d'un ancien barrage de pêcheurs ou d'une autre structure d'origine humaine. Pour contribuer à la controverse certains croient discerner sur l'un des rochers la gravure d'un mastodonte, un animal ressemblant au mammouth disparut depuis 9 000 ans. En remontant à la surface Holley dont le quotidien est plutôt les épaves a déclaré, " On aurait mieux fait de ne pas découvrir ça, la controverse va être telle que l'on va rester ici pendant les vingt prochaines années, " Au printemps Holley et un étudiant du Northwestern Michigan College espère réaliser un scanner laser qui permettra de concevoir une modélisation informatique de l'image. Les scientifiques pourront alors analyser le site qui se trouve dans une zone interdite d'accès et sacrée pour les Indiens d'Amérique. Les chercheurs spécialisés dans l'étude des natifs Américains affirment qu'ils ont besoin de plus de preuves pour être convaincus que les pierres sont d'origine humaine. Ils sont particulièrement sceptiques concernant la présence du pétroglyphe d'un mastodonte. En effet il n'y a aucune preuve de l'existence de mastodontes dans cette région de l'Amérique du Nord alors que l'on en retrouve plus au Sud. Par ailleurs les mastodontes étaient à l'époque une espèce en voie d'extinction. "Il s'agirait alors de l'unique représentation visuelle de l'hémisphère entier" déclare Charles Cleland professeur d'archéologie et d'ethnologie de la Michigan State University à la retraite, "Ce serait une découverte retentissante si elle s'avérait authentique".

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http://mutine-newsy.blogspot.fr/2011/06/stonehenge-version-americaine.html

http://www.unisciences.com/biologie/news/stonehenge_lac_michigan.php?id=4515