La loi sur les ondes électromagnétiques : et après ?

La "loi Abeille" constitue un premier pas sur l’encadrement de l’exposition aux ondes électromagnétiques soupçonnées d’effets nocifs sur la santé. Les associations en espèrent une prise de conscience.

La loi intervient au moment du développement national de la 4G qui implique une augmentation de la puissance des antennes relais. © VALINCO/SIPA La loi intervient au moment du développement national de la 4G qui implique une augmentation de la puissance des antennes relais. © VALINCO/SIPA

AVANCÉE. La loi Abeille (nommée d'après la députée EELV Laurence Abeille) est-elle un premier pas encourageant dans l’encadrement de l’utilisation exponentielle des ondes magnétiques ou bien un texte insuffisant qui n’empêchera en rien les risques grandissants sur la santé des utilisateurs de téléphone portable ou de bornes Wifi ? "C’est au moins un signe qu’il s’agit bien d’un problème de santé publique alors que l’explosion de l’usage des objets connectés fait augmenter fortement l’exposition des usagers, et notamment des plus sensibles comme les bébés et les enfants" tempère Janine Le Calvez, présidente de Pour Rassembler, Informer et Agir sur les Risques liés aux Technologies Electromagnétiques (PRIARTèM). "C’est une avancée car la loi crée enfin une instance au sein de l’agence nationale des fréquences (ANFR) pour un débat sur le risque électromagnétique et sa réduction" renchérit Catherine Gouhier, secrétaire générale du Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem).

Transparence sur les "points atypiques"

Selon les associations, le point plus important de la loi reste la notion de "points atypiques". Alors que la moyenne nationale d’exposition aux rayonnements est légèrement inférieure à un volt par mètre (V/m unité de mesure de la force d’un champ électrique), les "points atypiques" sont définis par la loi comme "les lieux où le niveau d’exposition du public aux champs électromagnétiques dépasse substantiellement celui généralement observé à l’échelle nationale". Le public visé est celui des riverains des antennes-relais déployées par les opérateurs pour la téléphonie mobile.

SEUIL. Où se situe le niveau du point atypique ? La loi ne le dit pas et il sera fixé par décret dans un délai de 6 mois. Un chiffre circule, celui-plutôt élevé- de 6 V/m "qui ne correspond à aucun seuil qui aurait été établi par l’Organisation mondiale de la santé ou autre instance scientifique, c’est pourquoi nous resterons très vigilants" annonce Janine le Calvez. C’est l’ANFR qui sera chargée d’effectuer un recensement annuel de ces points atypiques.

Développement de la 4G

Pour le Criirem, c’est une porte d’entrée pour des actions futures. "Une fois le niveau défini, et comme nous sommes habilités par les pouvoirs publics pour effectuer des mesures reconnues d’exposition, nous pourrons intervenir à la demande d’habitants et exiger des mesures de réduction que devront mener les opérateurs" estime Catherine Gouhier. Ces actions pourront d’autant plus facilement être menées que désormais les opérateurs devront remettre aux maires l’état des lieux des installations qu’ils exploitent sur la commune et les informer de la pose de toute nouvelle antenne. Dans un an, l’ANFR devra remettre aux maires une carte à l’échelle communale des antennes relais existantes. La disposition principale pour l’exposition individuelle reste l’encadrement de la vente de téléphones mobiles aux enfants de moins de 14 ans.

DÉPLOIEMENT. La loi intervient au moment du développement national de la 4G qui implique une augmentation de la puissance des antennes relais. Selon le dernier décompte de l’ANFR, 16.000 antennes relais de la 4G ont d’ores et déjà été déployées sur le territoire national au 1er février dernier. Et ce n’est pas fini. La 2G compte plus de 40.000 antennes relais. L’exposition des riverains devrait faire un bond d’au moins 2V/m selon les associations.

Depuis 2011, l’OMS a classé les ondes électromagnétiques comme "cancérogène possible" pour les utilisateurs intensifs de téléphone portable. Utiliser 30 minutes par jour son téléphone portable pendant 10 ans augmente de 40% les risques de gliome. Des expertises font également état d’effets réversibles sur le sommeil, la fertilité masculine ou les performances cognitives. En France, l’Anses estime "qu’il n’apparaît pas fondé, sur une base sanitaire, de proposer de nouvelles valeurs limites d’exposition pour la population générale". Toutefois, l’Agence note que "l’évaluation des risques ne peut être conduite à ce jour pour différents effets potentiels en l’absence de données disponibles chez l’homme ou chez l’animal".

source: sciences et avenir

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150206.OBS1874/la-loi-sur-les-ondes-electromagnetiques-et-apres.html

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Mickael Fauque Guérisseur magnétiseur énergéticien, sourcier, géobiologue diplômé de la fédération francçaise de géobiologie et de l'école de géobiologie "l'atelier feng shui"
Mickael Fauque Guérisseur magnétiseur énergéticien, sourcier, géobiologue diplômé de la fédération francçaise de géobiologie et de l'école de géobiologie "l'atelier feng shui"

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